Piano Lacanche pour coeur de rockeur : la cuisine passion de Philippe Languère
Au cœur de la Bretagne à quelques encablures de la Côte de Granit Rose, dans un manoir du XVIᵉ siècle classé monument historique, Philippe Languère a installé sa table d’hôtes. Climaticien de métier, musicien dans l’âme et cuisinier autodidacte, il y cultive une passion sincère pour la cuisine végétale et de la mer.
Lorsqu’on pousse la porte du Manoir de l’Isle à Ploumilliau, on comprend vite que la cuisine n’est pas ici une simple pièce de service. Dans la grande salle où Philippe Languère reçoit ses hôtes, un piano Lacanche “ bleu France” capte immédiatement le regard. Massif, élégant, presque orchestral. Philippe sourit en voyant l’attention qu’on lui porte. « Moi je suis musicien. Alors forcément, un piano… ça me parle. » Chez lui, la cuisine se joue comme un morceau de rock : à l’instinct, avec du rythme, une grande précision et surtout avec de très bons produits. Philippe a choisi une Lacanche pour donner corps à cette passion. Un choix parfaitement en accord avec son projet et sa manière de cuisiner, accompagné et affiné avec les équipes des Ateliers Malégol.
Car la cuisine, comme la musique, se joue avec justesse et sincérité.
Rien, au départ, ne destinait Philippe Languère à cuisiner derrière le fourneau d’un manoir breton. De formation, il est climaticien. Originaire de Saint-Méen-le-Grand, il quitte la Bretagne à 21 ans pour s’installer à Paris. Là-bas, il mène une carrière dans le secteur de la climatisation, jusqu’à devenir directeur du développement d’une entreprise qu’il contribue à faire grandir.
La cuisine, pourtant, s’invite dans sa vie presque naturellement. « Ma mère cuisinait extrêmement bien », se souvient-il. Une fois installé seul à Paris, difficile de retrouver les saveurs de la maison. Autour de lui, ses amis se contentent de plats industriels. « Ils mangeaient du cassoulet en boîte et des raviolis tous les jours. Moi, je ne pouvais pas manger comme ça. Je me suis dit : il faut que je me mette à cuisiner. »
Alors il s’y met.
Par nécessité d’abord, puis très vite par plaisir. Philippe apprend en regardant les émissions culinaires et en lisant des livres de chefs. « Je suis un amateur. J’ai beaucoup regardé les émissions de cuisine, beaucoup lu aussi. Et puis j’ai cuisiné pour mes amis. C’est comme ça que la maîtrise est venue, petit à petit. »
Au fil des années, les rencontres nourrissent sa passion. Son parcours professionnel l’amène à fréquenter de nombreux restaurants et à rencontrer des chefs qu’il admire profondément. « J’ai eu la chance de cuisiner avec Alain Passard, par exemple. C’est quelqu’un qui m’a énormément inspiré. » Il évoque aussi le chef Bruno Verjus, dont la trajectoire lui parle particulièrement. « Lui aussi est amateur au départ. Il est venu tard à la cuisine. C’est un amoureux absolu du produit tout comme moi. »
Lacanche : un piano de cuisson à la hauteur du lieu
Lorsque Philippe et son épouse reprennent le Manoir de l’Isle en 2018, le projet est clair : redonner vie à ce monument historique et y accueillir des hôtes autour d’une table généreuse et gastronomique.
Un lieu d’exception appelle naturellement une cuisinière à la hauteur. Au moment d’imaginer sa future cuisine, le choix du piano devient donc une question centrale. Philippe pense d’abord à la célèbre marque La Cornue, qu’il connaît bien pour avoir déjà cuisiné dessus chez certains chefs. « La Cornue, c’est la Rolls des cuisinières » reconnaît-il. « Et moi je voulais une Rolls pour ma table d’hôtes. »
La rencontre avec les Ateliers Malégol joue un rôle déterminant. Philippe se rend au showroom de Rennes. « Cathy nous a même fait à manger sur place. Un poulet rôti avec une salade de tomates. C’était très simple et très bon. Je me suis dit : ces gens sont vraiment investis dans ce qu’ils font. »
Convaincu, Philippe opte finalement pour un piano de cuisson Lacanche. Un choix qui correspond à la fois à son projet et à sa façon de cuisiner. « Ma Lacanche est parfaite me convient parfaitement pour une cuisine professionnelle. C’est un excellent équilibre entre exigence culinaire, esthétique et enveloppe budgétaire”. Dans la cuisine du manoir, le piano bleu aux finitions en laiton s’impose comme une pièce maîtresse de caractère. Il est à sa place dans ce lieu chargé d’histoire.
Aux Ateliers Malégol, le conseil ne se limite pas à une marque de cuisinière. Lacanche, AGA, La Cornue, Wolf, Archambaud, nous représentons les plus grandes maisons au monde. Nous accompagnons chaque projet en fonction des usages, des attentes de performance, du budget et de la sensibilité esthétique.
Philippe cuisine au rythme de la flamme
Dans sa cuisine, le piano de cuisson Lacanche n’est pas seulement un bel objet. C’est un instrument de précision, pensé pour accompagner la façon très personnelle dont Philippe cuisine.
« Moi je cuisine à la flamme », explique-t-il simplement. Son piano est équipé de plusieurs feux, d’un teppanyaki et de deux fours. Le teppanyaki, la plancha japonaise qui jouxte les brûleurs, fait d’ailleurs partie de ses outils favoris. Je m’en sers beaucoup pour cuisiner, mais aussi pour garder au chaud. C’est très pratique quand on sert plusieurs personnes. »
Dans les fours, Philippe répartit les usages selon les besoins de sa cuisine. Le four électrique est réservé aux préparations qui demandent le plus de précision, notamment les pâtisseries, tandis que le four à gaz accueille la plupart de ses plats.
Une rôtissoire Flamberge de la maison La Cornue complète l’ensemble. Les deux appareils dialoguent naturellement dans la cuisine : la couleur bleue du piano Lacanche a d’ailleurs été choisie spécialement pour s’accorder avec celle de la rôtissoire.
Ici, la cuisine se fait souvent sous les yeux des convives. Les volailles tournent à la broche sur la rôtissoire, les légumes mijotent doucement dans le four, les produits de la mer passent à la poêle. Les gestes sont précis. Chaque service ressemble un peu à une représentation. Pendant que Philippe s’active au fourneau, son épouse accueille et sert les hôtes dans la salle du manoir. L’ambiance est simple, presque familiale.
Faire entrer la mer dans l’assiette de ses hôtes
Dans l’assiette, la philosophie de Philippe tient en quelques mots : « La cuisine, c’est très simple : il faut des produits et de l’amour. » Pour lui, tout commence là. Pas besoin de multiplier les ingrédients ni les techniques. Il suffit de choisir les meilleurs produits possibles et de les respecter. « Quand je dis des produits, c’est un très bon légume, un très bon beurre, une très bonne huile d’olive, une belle fleur de sel, un bon poivre… et avec ça on peut faire quelque chose de magnifique. »
Sa cuisine s’oriente naturellement vers le végétal et les produits de la mer. « Ce sont des produits exceptionnels quand ils sont d’une fraîcheur absolue. » Philippe aime aussi partager avec ses convives quelques gestes simples qui font toute la différence. Comme pour les encornets, qu’il préfère cuire très rapidement pour préserver leur texture. « Les tentacules, je les jette dans une poêle très chaude avec un peu d’huile d’olive. Trente secondes, pas plus. C’est là que c’est bon. Le problème, c’est qu’on les cuit souvent trop longtemps. » Même approche pour les moules, qu’il nettoie une à une avant de les cuire simplement au beurre salé et aux échalotes. « Un très bon beurre, de bonnes échalotes, un poivre blanc… et c’est tout. Là, vous savourez vraiment la mer. »
Un amateur passionné guidé par le goût des produits
Au Manoir de l’Isle, Philippe Languère n’a jamais cherché à jouer les grands chefs. Il se définit volontiers comme un amateur passionné, simplement guidé par le goût des bons produits et le plaisir de cuisiner pour les autres. Pendant plusieurs années, sa table d’hôtes a été le terrain d’expression de cette cuisine sincère, façonnée par l’instinct, l’expérience et les rencontres.
Aujourd’hui, une nouvelle page s’apprête à s’ouvrir. Philippe et son épouse envisagent désormais de profiter d’une retraite plus tranquille. Mais une chose est sûre : la cuisine continuera d’occuper une place centrale dans leur vie. « C’est certain, il y aura toujours un piano dans ma cuisine », confie le cuisinier rockeur.
Philippe regarde d’ailleurs déjà du côté d’une nouvelle cuisinière, notamment les pianos américains Wolf, réputés pour leur performance et leur précision. Une évolution naturelle qui illustre bien une chose : chaque projet de cuisine est unique et peut appeler, à différents moments de vie, des réponses différentes. C’est précisément là que l’accompagnement des Ateliers Malégol prend tout son sens.
Des équipements plus contemporains, peut-être, mais toujours au service de la même envie : cuisiner. Car au fond, qu’il soit Lacanche, Wolf ou autre, un piano reste pour lui ce qu’il a toujours été : un instrument. Et Philippe cuisine comme il joue de la guitare : avec précision, instinct et beaucoup de cœur.