La Cornue et Les Ateliers Malégol : 25 ans d’une passion partagée qui ne faiblit pas
Quand une marque de pianos de cuisson traverse les années à nos côtés, ce n’est jamais un hasard. C’est souvent une question d’exigence partagée, de goût du détail, et d’une certaine idée du beau : celui qui dure. À travers nos réalisations d’agencements de cuisine et nos souvenirs, Cathy, co-gérante des Ateliers Malégol, raconte une relation construite dans le temps, nourrie de rencontres, de défis techniques et de moments marquants.
Dans cette interview, initialement diffusée par la marque, elle partage sans détour ce qui fait, selon elle, la singularité de La Cornue.
Avec l’équipe de la Maison La Cornue au Salon Eurocuccina 2024 à Milan.
Depuis combien de temps travaillez-vous avec La Cornue et qu’est-ce qui vous a initialement attiré vers la marque ?
“C’est un chemin de 25 années de complicité professionnelle avec la Maison La Cornue. Nous avons connu trois générations de pianos de cuisson de la gamme Château. Cela représente une foule de souvenirs, de coups de cœur, de rencontres marquantes avec les clients, d’échanges avec les équipes commerciales et techniques et des liens forts avec les chefs lors d’événements culinaires qui ont jalonné ce quart de siècle dans nos showrooms de Lannion et Rennes.”
Nous sommes fabricants d’agencements intérieurs sur-mesure, et à l’origine, nous travaillions avec la marque AGA. Nous recherchions une marque qui s’adresse à un autre type de cuisiniers, une marque aussi performante en termes de résultat culinaire et avec un design remarquable. La Cornue s’est imposée, ajoutant l’intérêt d’une fabrication française.”
Quel a été le plus beau projet La Cornue que vous avez installé ?
“Incontestablement, un projet d’agencement de cuisine dans la Malouinière du Bos à 1 heure de notre showroom de Rennes.
Une malouinière, c’est une élégante demeure d’armateur des XVII et XVIIIème siècles. Il n’en existe qu’une centaine et elles sont toutes situées à moins de 15 km des remparts de Saint-Malo.
Dans la vaste cuisine, nous avons structuré l’espace avec un double îlot intégrant une cuisinière Château 150 surmontée d’une hotte sous 4,50 mètres de plafond dont je vous laisse imaginer le poids. Dans la cheminée, nous avons installé un large entablement sur des meubles Château ainsi qu’une rôtissoire Flamberge. Nous avons de part et d’autre de la pièce fabriqué et installé une enfilade de meubles bas en chêne massif pour mettre en valeur les meubles en inox émaillé La Cornue.
À l’époque, la ligne de meubles “Mémoire” n’existait pas encore. Nous avons conservé l’immense évier d’origine, un évier de travail en pierre taillée dans la masse et de faible profondeur. Son côté très brut équilibre parfaitement le raffinement de l’îlot. Chaque été, les propriétaires de cette sublime Malouinière en ouvrent les portes au public.”
“La Cornue s’impose comme la référence absolue dans le domaine du piano de cuisson haut de gamme. Noble fusion entre design et performance, La Cornue rend extraordinaire chaque moment passé au fourneau. Pas si simple de faire court quand il y a tant à raconter !”
« Quel est votre modèle de piano de cuisson La Cornue préféré et pourquoi ? »
“Je suis subjuguée par le résultat de la collaboration récente entre les Maisons Tournaire et La Cornue. Pour moi, c’est la plus réussie de toutes. C’est une alliance parfaitement aboutie, c’est-à-dire qu’il y a harmonie et pourtant chacun affirme sa personnalité et sa singularité.
La cuisinière Château n’est pas métamorphosée mais magnifiée, parée comme on porte un bijou précieux. On reconnaît d’emblée le travail foisonnant et l’univers narratif de Mathieu Tournaire.
On s’approche du piano de cuisson et on plonge avec jubilation dans chaque détail des sculptures en bronze. C’est une invitation à la contemplation, à la joie de vivre et à célébrer la vie.”
Quelle est votre initiative la plus originale pour mettre en lumière la Maison La Cornue ?
“À l’occasion de l’anniversaire de notre showroom de Rennes, nous avions fait venir le chef Didier Corlou du Vietnam. Breton d’origine, c’est un véritable nez pour les épices. Il a reçu dans son restaurant tous les chefs d’État du monde de passage à Hanoï.
Sur la même journée, il a donné une conférence sur les épices, proposé une masterclass inoubliable pour quelques happy few. Puis, il a enchaîné sur un cocktail dinatoire exceptionnellement savoureux pour une bonne centaine de clients et prospects. Il travaillait avec des baguettes, même pour sortir le homard bleu ou les artichauts des marmites.
Notre Château 150 et notre Flamberge ont tourné à plein régime sans faillir !
Une journaliste culinaire m’a confié qu’elle n’avait jamais vu pareille réception à Rennes. C’était l’hiver, il faisait noir, il y avait de la condensation sur les vitrines, tout ça semblait mystérieux vu de l’extérieur. Nous avons terminé la soirée tard avec la sensation d’avoir couru un marathon, mais heureux, de cette réussite. »
Un autre grand souvenir a été, lors du Covid, la décision de tourner quelques vidéos dont celle où je montre tout le potentiel du teppanyaki de La Cornue sans pour autant jongler avec les spatules comme on voit souvent sur Youtube. J’ai procédé comme devant nos prospects pour garder la spontanéité, je ne voulais pas écrire le texte à l’avance. J’avais confiance dans mon teppanyaki et dans mon vidéaste, alors je me suis lancée et j’y ai pris du plaisir. J’aime entendre de nos clients que cette vidéo leur a été utile.”
Quelle a été la réaction la plus surprenante d’un client face à un produit La Cornue ?
“Il y a une réaction, fréquente mais jamais banale, qui me ravit à chaque fois : voir un client succomber au charme de la rôtissoire Flamberge. Dès que j’allume la flamme et qu’elle file avec une sorte de grâce sur la rampe de gaz, c’est comme si la magie opérait. Les yeux brillent, l’émotion est là, palpable, comme un éclat de surprise et de plaisir. Même à la maison, je joue à reproduire l’effet sur mes amis.”
Quel plat aimez-vous préparer sur un piano de cuisson La Cornue et qui impressionne toujours vos clients et invités ?
“J’ai la chance de vivre en Bretagne et j’aime particulièrement travailler le poisson dans le four à gaz. Amener à table un turbot au beurre d’herbes cuit en portefeuille est toujours spectaculaire. Le disque de fonte fait des merveilles. Pour le dessert, je fais régulièrement une tarte aux abricots au romarin et aux pistaches, à plat sur un biscuit sablé à peine sucré dans le four électrique. En septembre, je remplace les abricots par des mirabelles avec du thym et des amandes. J’adapte la recette au fil des mois et de l’inspiration. La cuisine est une recherche permanente, c’est très stimulant.
J’aime aussi raconter cette anecdote : nous recevions des prospects de Normandie et avions prévu de déjeuner dans le showroom avec eux. Comme un clin d’œil à leur région, je leur ai préparé une tarte aux pommes. C’était la 1ère fois que je cuisinais dans le four La Cornue, je connaissais ma recette par cœur, mais au sortir du four, à la dégustation, je l’ai trouvée meilleure que jamais. Le four La Cornue avait fait sa part du travail, j’ai eu un déclic : désormais, je ne cuisinais plus seule.”
Vous avez envie de passer du récit à l’expérience La Cornue grandeur nature ? Les modèles La Cornue vous attendent dans notre showroom de Rennes ou celui Lannion. Venez les voir, les approcher… et peut-être commencer, vous aussi, une histoire qui dure.